pourquoi les profs sont-ils des moins que rien Vol. 2

pourquoi les profs sont-ils des moins que rien Vol. 2
J'avais interrompu cet article avec l'incident du garçon qui 'avait le droit de s'exprimer' en cours. Ben oui, pauvre chou, je ne comprenais pas sa détresse. Aujourd'hui je vais continuer avec deux autres situations qui montrent que nous sommes vraiment des moins que rien aux yeux des parents.

Situation 1 : j'ai eu beaucoup de classes très pénibles dans ma carrière, mais jamais une comme l'an dernier. L'atmosphère y était carrément hostile. Ce que je veux dire par là c'est que ce n'était pas le franc bordel comme cela peut l'être avec d'autres classes, mais vraiment un ensemble d'élèves désagréables et sournois. Ils ont poussé à bout deux professeurs, jusqu'au congé maladie, et moi ils m'ont fait enrager plus d'une fois. Des élèves toujours de mauvaise humeur, 'fatigués' et/ou énervés, arrivant en retard ou séchant sans s'excuser quand ils rentraient. Aucun travail, jamais les documents... Pour vous donner une idée, il y avait des filles à qui je demandais de se taire X fois par cours, et qui me répliquaient des choses comme 'minute j'ai pas fini de raconter'. Je croyais rêver... et ceci malgré la maturité que l'on pouvait attendre d'eux car la moyenne d'âge était de 18-19 ans. Les cours (ou tentatives de cours?) avec eux, j'y allais franchement à reculons. Chaque heure était un affrontement.
Or, à chaque fois que nous mettions des sanctions, nous avions le droit à des coups de téléphone rageurs à la direction. Les parents étaient à la limite du propos ordurier devant la proviseur, ce n'était jamais la faute de leurs enfants, et notre lycée était vraiment un établissement de m****. Un jour, j'ai craqué, et pas là où il fallait s'y attendre, pas en classe. C'est en effet la seule fois que j'ai quitté un conseil de classe en claquant la porte.
Le délégué, un rasta pas très propre aux yeux régulièrement explosés (cannabis + alcool selon ses pseudo-copains) et qui séchait régulièrement parce qu'il 'n'arrivait pas à se lever le matin', s'était permis de critiquer mon enseignement et de dire que j'avais une attitude 'méprisante' à l'égard des élèves. J'ai été furieuse, d'abord parce que le matin-même j'avais eu ces élèves en cours et que je leur avais demandé de me dire en face s'il y avait des problèmes avec ma façon de faire. Personne n'avait rien dit, tout allait bien. Furieuse aussi parce que comme par hasard, j'avais donné une sanction au rasta la semaine précédente. En gros, il profitait du conseil pour régler ses comptes personnels, et j'ai trouvé inadmissible de me faire critiquer par le glandeur-type. J'ai jeté mes affaires rageusement dans mon sac, et proviseur adjointe ou pas, j'ai dit 'je me casse' avant de claquer la porte. Par la suite j'ai appris que la proviseur adjointe m'avait défendue.
Incroyable, quand même. Encore plus irréelles, d'autres conversations que j'ai eu par la suite avec ce même élève. Il était PERSUADE (alors que chez d'autres élèves c'est moins grave, car c'est juste de la mauvaise foi) que profs et élèves sont égaux. Voilà l'éducation qu'on lui avait donné. Cerise sur le gâteau, son père était un représentant de la FCPE, association de parents d'élèves, et il est venu aux deux autres conseils. A chaque fois, il la ramenait en essayant de nous faire retirer les avertissements aux élèves, et en nous rappelant que nous n'avions 'pas le droit légalement de donner telle ou telle sanction'. Il faudra d'ailleurs que je fasse un article sur les parents délégués, car c'est de plus en plus ubuesque.

Situation 2 : en ce moment. Figurez-vous que je fais pleurer les parents! Rires... Enfin c'est moins drôle lorsque l'on analyse la situation. Z est un élève que j'ai depuis deux loooongues années, et je n'en peux plus. Je prie pour qu'il ait son Bac, vu qu'on le file à tout le monde, et qu'il DEGAGE loin d'ici. Il est incapable de rester en place, il parle tout le temps, il bouge, se retourne, il fait l'écho à ce que je dis, il fait des bruits d'animaux pendant les devoirs... Vous pourrez le mettre n'importe où dans une classe, même face au mur, il continuera à faire le c**. Certains collègues m'ont dit qu'il a peut-être un problème mental, moi je pense que non, car il sait très bien ce qu'il fait, et de plus il sait très bien manipuler sa mère. L'école pour lui c'est juste une occasion de s'amuser. Sur son blog il est d'ailleurs très fier d'être 'dans la classe la plus bordélique du lycée'.
Alors je vous l'accorde, par moment c'est drôle, parce qu'il sort des blagues tellement nulles que vous êtes obligé de rire, mais le problème c'est qu'à force il est épuisant. En plus, il ralentit la classe, il distrait les autres, et on ne fait pas la moitié de ce que l'on devrait faire. Alors certains jours, il n'y a qu'une solution : l'exclure de cours. Et là comme par enchantement on fait des cours sympa.
Seulement à chaque fois, il s'empresse de téléphoner à sa mère pour faire un scandale. Et maman ne comprend pas pourquoi je persécute son fils. J'en ai marre!! TOUS les profs lui mettent des colles, des rapports, il cumule les exclusions (jusqu'à trois jours quand même), mais maman continue de le soutenir. J'aime beaucoup aussi le décalage entre sa nonchalance, voire sa fierté à se faire virer de cours, et ses crises de rage et de larmes quand il rentre chez lui, devant maman. Du grand jeu d'acteur, je vous dis que ça !
La dernière en date, c'est encore une exclusion suivie d'un coup de fil au CPE de la part de maman qui pleurait, avec entre deux sanglots 'mais pourquoi elle s'acharne sur Z, c'est pas possiiiiiiible'. Au secours! Je m'attends à une énième rencontre avec maman, qui restera stérile car je me ferai encore critiquer sur le contenu de mon cours (mais je rappelle que si on ne bosse pas dans cette classe, c'est bien qu'il y a une raison) et car Z refera des promesses de bonne conduite qu'il oubliera dans les 5 minutes. La dernière fois maman s'était permise de dire que j'étalais ma vie privée, car j'ai quelques élèves sur mon msn (une dizaine en tout). Oui, et alors? Il m'arrive de chatter avec des élèves, je n'y vois rien de mal. Je ne les drague pas, je ne leur vends pas de drogue, et en plus parfois cela permet de parler de leur situation difficile à la maison. Je fais le boulot des assistantes sociales.
En tout cas, maman Z, je lui souhaite bon courage car elle risque de garder Z bien longtemps à la maison; vu son attitude, il ne tiendra jamais un an dans un bon job.

Le pire dans tout cela c'est quand même les pauvres élèves qui veulent bosser dans ces classes-là. Eux, personne ne s'occupe de leur cas. Et leurs parents n'em****ent pas le monde. Parfois ils échouent au Bac en conséquence directe du bordel d'autres, qui sont soutenus comme je l'ai raconté par leurs papas-mamans, et qui eux, ironie de l'histoire, auront leur examen. C'est le côté dégueulasse du système à la française, avec le Bac tout puissant au lieu d'un contrôle continu plus juste, et avec des trublions 'invirables' sous peine de pagaille au Rectorat.

La suite bientôt.

# Posté le dimanche 03 février 2008 09:25

Modifié le lundi 17 mars 2008 05:17

pourquoi les profs sont-ils des moins que rien Vol.3

pourquoi les profs sont-ils des moins que rien Vol.3
Maintenant, intéressons-nous à l'image du prof chez les élèves. Commençons par le cliché habituel du vieux binoclard moustachu (images de mon blog il y a deux jours). C'est un cliché qui a la vie dure. Je ne veux pas dire que nous sommes tous des canons habillés et coiffés 'super fashion', loin de là pour certains d'entre nous (pas de noms lol) , mais quand même il serait temps d'évoluer un jour pour s'éloigner de la bonne vieille image du père Weetos. En parlant de marque d'ailleurs, les publicités ne nous font généralement pas de cadeaux : exemple, depuis des années Lu axe ses publicités Petit Ecolier sur des profs complètement ravagés, obsédés par l'idée de piquer leurs biscuits à leurs élèves (les sales mioches des pubs leur font d'ailleurs chèrement payer).
Dans dessins animés et BD, les profs sont souvent vieux, moches et rébarbatifs. Il n'y a qu'à voir la maîtresse dans 'Titeuf' par exemple, la caricature est totale. Idem dans 'Calvin et Hobbes' si l'on cherche plus ancien, ou dans 'Lou' pour du plus récent. La série de bédés 'Les Profs' de Pica et Erroc propose un panel de profs différents et plus sympathiques, mais pas forcément représentatifs de tous les aspects du métier (de plus, certains indices, certaines erreurs ici et là concernant inspections ou conseils laissent entrevoir que les auteurs n'ont jamais été profs). Quant aux mangas, on y voit souvent des profs obsédés sexuels ou dé-jan-tés (ex : 'Please Teacher', 'Battle Royale' ou encore l'inimitable 'GTO', histoire d'un loubard qui devient prof pour draguer des élèves).
Bon encore, tout cela reste gentillet. J'ai par contre beaucoup moins apprécié la BD 'Le guide junior pour bien éduquer tes profs'. J'ai beau avoir un humour grinçant et considérer que l'autodérision est nécessaire pour ne pas prendre la grosse tête, euh... et bien ici, ça passe mal. Ca va peut-être en surprendre certains, car j'ai lu sur des blogs de profs que des collègues avaient trouvé cette bédé assez amusante... Pas moi.
Déjà le titre me met mal à l'aise car j'ai l'impression d'être un animal. Puis le quatrième de couverture : 'quels mensonges disent les profs', 'les bonnes manières à apprendre à tes profs', 'l'art d'échapper aux punitions', 'quand faut-il punir ton prof'. Hum... je pense que ça passerait bien dans un autre contexte, mais vu l'ambiance d'irrespect général dont nous souffrons beaucoup, ce genre de bédés ne va pas améliorer les choses. Dedans, on y voit des dessins (pas très beaux d'ailleurs) représentant des gamins qui répondent à leurs profs, qui se tiennent mal sur leurs chaises, qui font le bazar en classe, et qui font même les malins lorsqu'ils sont en tort, le tout le plus naturellement du monde. Aucun recul, aucune ironie pure comme dans l'excellent 'Le monde des profs'. Non, là on s'adresse bien au gamin en lui disant 'voilà ce que tu peux faire en cours, c'est pas bien grave car on en fait même des BD'. 'Et pis on va te donner plein de nouvelles idées pour encore plus de bordel'. Assez édifiant.

Le prof, c'est de moins en moins quelqu'un qui a fait des études et qui détient des connaissances, mais de plus en plus celui qui va faire ch***, à remettre les élèves en place pendant des heures alors qu'ils aimeraient être ailleurs qu'à l'école. C'est vrai quoi, il est tellement plus intéressant de surfer sur le net tout en chattant sur msn, ou de jouer à la console en mangeant des gâteaux, ou de répéter les pas de tektonik pour la sortie en boîte du week-end. Ah ouais lire aussi, mais c'est rare ça (c'est ringard, ya plus que les bouffons qui le font).
Alors il y a bien sûr et bien heureusement des élèves plus intéressés que d'autres par les cours, des élèves qui se rendent avec plaisir au lycée, mais force est de constater que les comportements de sèche 'parce qu'il y avait que deux heures de cours aujourd'hui, Madame quoi, on allait pas venir quand même!', se multiplient, et parfois dans les classes dites 'bonnes'. L'école à la carte, en somme. On ne se déplace pas lorsqu'un prof est absent, ben oui on va pas attendre quatre heures entre deux cours hein!
Et le prof dans ce cas-là, il devient quoi ? Un larbin, qui lui, est bien obligé de pointer et d'attendre le client. Bonjour l'image qu'on se fait de lui. Il y a les motifs d'absences aussi qui sont formidables : 'coup de soleil', 'arbitrage de match de handball', 'trompé de salle' ou 'panne de réveil', sans oublier l'imparable 'raison personnelle' (souvent orthographié 'personnel'). Et si nous faisions cela, nous ? Pas envie de venir un matin, alors on ne viendrait pas. Ou alors à 10h. Pour 'raison personnel'. Imaginez un peu le scandale.
Ajoutez les leçons de conduite et de code que l'on prend maintenant sur les heures de cours, chose que je n'aurais même pas imaginé faire à mon époque, et pourtant mes années de lycée ne datent pas de si loin que cela. Et pour compléter le tableau il y a ces élèves qui partent de plus en plus tôt en vacances et qui reviennent de plus en plus tard. Vous avez alors le plaisir de lire : 'en République Dominicaine' le jeudi sur le billet de rentrée, alors que vous, vous êtes revenu de vacances lundi parce que c'est un peu la loi en France. A ce moment-là, l'élève se fout de vous pour le motif, mais aussi parce qu'il sait que la République Dominicaine, vous n'en avez pas les moyens financiers.
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# Posté le lundi 04 février 2008 11:54

Modifié le lundi 04 février 2008 14:50

teacher versus pupil Round One

teacher versus pupil Round One
hin hin... Y a pas que 'Tekken' ou 'Dead or Alive' dans la vie. Non, en fait, question jeu de baston, y a mieux: 'Rival Schools' (aussi connu sous le nom de 'Project Justice'). Moi d'mon temps je l'avais sur ma Sega Dreamcast. Pour les combats, vous pouvez choisir votre perso entre profs et élèves. Ici c'est le prof de sport. Devinez qui je prenais tout le temps?
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# Posté le mardi 05 février 2008 08:35

teacher versus pupil Round Two

teacher versus pupil Round Two
C'était lui mon perso fétiche! L'avait de jolies prises spéciales Education Nationale, et celui qui osait bouger pendant ses cours se mangeait vite un cahier dans la figure... Non, sans rire, excellent jeu ce 'Rival Schools'.
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# Posté le mardi 05 février 2008 08:41

pourquoi les profs sont-ils des moins que rien Vol. 4

pourquoi les profs sont-ils des moins que rien Vol. 4
Ben oui, j'en viens au point suivant : le salaire. Dans notre société où tout est axé sur l'image et sur le 'bling bling', les profs c'est vraiment des ringues. Ils le voient bien les élèves, car ils sont loin d'être idiots, que nous galérons pour nous racheter une voiture et que nous ne nous habillons pas chez Dolce Gabbana. Si l'on prend mon exemple, avec la maîtrise, je ne gagne que 1700 euros par mois, et ceci avec quelques années au compteur. Je sais que cette somme peut sembler correcte au vu des revenus moyens en France, mais j'ai quand même investi du temps et de l'argent dans de longues études et un concours difficile, et d'un; et de deux, une fois les impôts, le crédit immobilier, les réparations de ma voiture vieillissante payés, il ne reste plus grand chose à la fin du mois. Pourtant, je suis loin de mener la grande vie.
Honnêtement, je plains les enseignants stagiaires de nos jours, car avec quelque chose comme 1100 euros par mois si je me souviens bien, et sachant qu'ils doivent souvent débuter dans une autre ville au mieux, sinon à l'autre bout de la France au pire, COMMENT FONT-ILS?? Il leur faut payer le transport, avancer les mois de caution pour un appart, le tout avec l'argent qui leur est versé par le Rectorat... fin septembre !!! Bref, sans papa et maman, on ne s'en sort pas.
C'est la classe quand même : 'Moi ? Dans la vie, je suis prof, et j'habite encore chez papa-maman'. Succès assuré en soirée, ou pour draguer quelqu'un.
Des élèves m'ont clairement dit qu'ils gagnaient plus que moi en dealant du shit ou en vendant des 'trucs tombés du camion'. Je veux bien les croire, vu l'équipement téléphonique ou MP3 dernier cri que ceux-là avaient à l'époque. Au moins, ils étaient honnêtes, c'est pour cela que je ne les ai pas dénoncés. J'ai quand même coupé court à la conversation lorsqu'ils m'on proposé des Playstation 2 encore en boîte ('je veux pas savoir' –lol). 'J'hallucine' aussi parfois lorsque je vois leurs voitures, des 206 sport ou Mercedes à à peine 18 ans, alors que la mienne DEVRA tenir encore quelques années, pas le choix.
Il y a également les fils à papa, qui ont 100 euros d'argent de poche par mois. De mon temps c'était plutôt du 15 euro (le vénéré et tant attendu billet de 100 balles), et ce n'était pas plus mal car cela m'a appris la valeur de l'argent (peut-être pas assez, remarquez, sinon j'aurais fait autre chose dans la vie lol). Sans parler de toutes ces familles qui vivent le grand confort en contractant crédit sur crédit, là encore bonjour la leçon de vie pour leurs gamins.
Alors vous pensez que tous ces jeunes-là, nous les faisons bien rire...

Ajoutez à cela une pincée de médias, d'émissions de télé réalité dans lesquelles on vous dit que VOUS pouvez devenir une star, et que l'école c'est nul parce que ça vous rapportera pas de pognon (c'est en gros, la morale de ces émissions), et là vous atteignez un niveau de désastre absolu. Je vois – sans mentir - des dizaines d'élèves postuler à ces émissions (type Popstar) chaque année, prendre des cours de chant et être persuadés qu'ils interprètent comme des dieux alors que l'on s'approche davantage du son de casseroles. C'est la société du visuel, de l'artificiel, du facile aussi. Et puis tellement de gamins sont persuadés que cela sera facile pour eux.
La preuve: quand je donne en devoir une expression du type 'le métier idéal pour vous?' ce sont quasiment toujours les mêmes réponses qui reviennent dans mes classes difficiles: ne pas se lever trop tôt le matin, un bon salaire et beaucoup de vacances. Hum... je ne suis pas sûre qu'ils aient tout compris. Ou alors, bien au contraire, ils voient si clairement que ce monde ne leur réserve pas tant de bonnes choses mais plutôt des 'galères', qu'ils préfèrent se mentir à eux-mêmes. Je ne sais pas... je pense que souvent cela dépend du jeune: est-il conscient du fait que vivre mieux que ses parents, c'est fini, ou est-il complètement à côté de la plaque ?
En tout cas, ce qui est certain, c'est que tous les programmes minables à la télé n'aident ni à les cultiver, ni à les motiver à l'école.

Dernière anecdote pour en finir avec la sape de l'image du prof: les sonneries ultrasons pour téléphones portables. Il y a quelques semaines je lisais Télé Poche (le samedi mon cerveau se met parfois en veille), et là, je tombe sur une publicité pour des fonds d'écrans et sonneries personnalisées. Au milieu de ce capharnaüm visuel, un logo, en fait une caricature de prof barrée de rouge, comme pour un panneau interdiction. Le message est le suivant : 'fous le bordel en classe/ la sonnerie que les profs et les vieux n'entendent pas'. J'avais bien sûr déjà entendu parler de ces sonneries, invention destinée à l'origine à éviter les rassemblements de jeunes dans les halls d'immeubles, ou devant les magasins... car les ultrasons leur vrillent les oreilles. Pour moi, l'efficacité du procédé n'est pas évidente car il arrive que des adultes l'entendent aussi, mais bon peu importe... ici c'est l'argument commercial qui me choque considérablement. 'Faire le bordel en classe' devient un slogan de vente. J'attends le 'poignarde ton professeur proprement' pour un nouveau cran d'arrêt.

Bientôt le dernière partie à Pourquoi les profs sont-ils des moins que rien ? A plus !

# Posté le mercredi 06 février 2008 10:51

Modifié le mercredi 06 février 2008 11:03